Présentation de André-Guy Bernier.

 

Le beau se montre partout à qui veut le voir, à qui sait le voir. N'est-il pas accessible tout près de nous? Surtout si l'on a élu domicile sur le bord d'un lac, le Spirit Lake, contemporain des débuts de l'histoire abitibienne, surtout si le riverain se nomme André-Guy Bernier, qu'il lui suffit de regarder par la fenêtre, de sortir sur le pas de sa porte pour être en communion avec la nature.

Mais, bien sûr, André-Guy Bernier, cet amoureux de la nature, va plus loin que les alentours. On le retrouve dans son canot - et sur l'aviron se désenfilent comme des perles des gouttes d'eau - on le retrouve dans les sentiers, au bord des lacs, des marais où nichent des canards « illimités ».

L'Abitibi, terre boréale, est riche du contraste des saisons. Une véritable symphonie se manifeste dans les images qu'André-Guy Bernier a accumulées au fil du temps, à deux pas de sa porte ou à travers ses pérégrinations par eau ou par terre. Images fixes des photographies ou animées des bandes vidéo témoignent de la beauté de la nature, de la beauté tout court, sont un témoignage et un hommage.

Le texte s'ajoute maintenant aux images. Des mots qui, au terme de quelques dizaines d'années d'imprégnation par la beauté de la nature, sont l'héritage que nous laisse l'observateur minutieux, biologiste et médecin, mais surtout artiste : les ruisseaux courent et chantent, les insectes vibrent, nous participons aux vingt-quatre heures de la vie d'un éphémère, les écureuils s'amusent, nous volons haut dans le ciel abitibien en compagnie des oies sauvages, la neige vient soudainement niveler les espaces, assourdir les rumeurs. Écrits et images qui se succèdent au sein du cycle changeant et spectaculaire des saisons. Cycle qui est cher à l'auteur, comme il me le faisait remarquer au coin de sa table, devant une fenêtre qui nous révélait la large perspective de l'hiver sur le lac Beauchamp, le Spirit Lake. Ai-je dit symphonie, plus haut? Musique certainement, car André-Guy Bernier, s'il accumule les images et les accompagne de mots, c'est peut-être pour les fondre dans une musique qui est son autre vocation.

La nautre boréale, sa beauté, elle est présente ici en images, en musique, en parole.

Raymond Godard

 



Lisez un extrait de son recueil de poésie :
« Comme plume au vent... »





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